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Le système digestif
Référentiel infirmier 2026
Le système digestif a pour fonction de transformer les molécules organiques des aliments en éléments simple pour permettre leur passage à travers la paroi du tube digestif et être absorbés dans le sang ou la lymphe.
Description du système digestif
Le système digestif a pour fonction de transformer les molécules organiques des aliments en éléments simple sur le plan physique (taille de particules) et chimique (petites molécules, ph,osmolarité) pour permettre leur passage à travers la paroi du tube digestif et être absorbés dans le sang ou la lymphe.
La fonction digestive
La fonction digestive est assurée par l’appareil digestif :
Tube digestif : bouche, oesophage, pharynx, estomac, duodénum, intestin grêle, colon, rectum et l’anus
De glandes annexes qui déverse leur excrétion exocrine dans la lumière digestive : les glandes salivaires, le pancréas et le foie
3 processus fondamentaux
La fonction digestive est assurée par 3 processus fondamentaux :
La motricité : broyage, mélange, propulsion du contenu digestif dans le sens oral – aboral
La sécrétion : enzymes, mucus, ions, hormones
L’absorption : eau, electrolyte, molécules de lumiere intestinale vers le sang et la lymphe
Contrôle des fonctions de motricité, sécrétion et absorption, de la circulation gastro intestinale
Les système de contrôles : nerveux, endocrine et paracrine
Anatomie fonctionnelle
Les muscles qui composent le tube digestif sont en majorité constitué de fibres musculaires lisses. A l’exception de la portion initiale et terminale du tube constitué de muscles striés (à commande volontaire). La paroi digestive est constitué de la muqueuse, la musculaire de la muqueuse, la musculeuse (couches circulaire et longitudinale). Certaines régions de la paroi séparés par sphincter ou valvule (sens progression). L’importance relative des différentes couches et variable selon régions.
Les centres de contrôles du système digestif
Les muscles qui composent le tube digestif sont en majorité constitué de fibres musculaires lisses. A l’exception de la portion initiale et terminale du tube constitué de muscles striés (à commande volontaire). La paroi digestive est constitué de la muqueuse, la musculaire de la muqueuse, la musculeuse (couches circulaire et longitudinale). Certaines régions de la paroi séparés par sphincter ou valvule (sens progression). L’importance relative des différentes couches et variable selon régions.
Les neuro-médiateurs
· Acétylcholine : stimule la contraction musculaire, les sécrétions digestives et d’hormones
· La Noradrénaline : action inhibitrice sur la motricité et les sécrétions
· Le tube digestif possède une double innervation
Systeme nerveux intraseque
. Contrôle local – reçoit information du système extrinsèque
. Rôle majeur dans le contrôle de la motricité, de la régulation du débit sanguin gastro-intestinal, du phénomène sécrétoire
Systeme nerveux
extrinsèque
. Assure la coordination longue distance, est ent lien avec le système nerveux central
Le système endocrine enterique
. Diffus et composé de cellules encocrine-paracrine disséminées
. Les hormones entériques : Gastrine, Cholécystokine, Sécrétine, Histamine, Somatostatine
Motricité de l’appareil digestif
Le muscle lisse digestif en réponse à une stimulation excitatrice va être le siège de potentiels d’actions qui vont déclencher une contraction.
La contraction des fibres musculaires peut-être localisés (contraction segmentaire) soit propagés (péristaltisme). Le péristaltisme est un mécanisme réflexe, il propulse le bol alimentaire distalement (onde péristaltique)
Mastication et déglutition
. Mastication : la nourriture est broyée, imprégnée de salive ce qui permet l’augmentation de l’hydratation du bol alimentaire et l’interaction avec les enzymes salivaires.
. Déglutition : Propulsion du contenu buccal jusque dans l’estomac
vÉtapes déglutition : buccal, pharyngienne (acte réflexe) et œsophagienne
Motricité de l’oesophage
Activité motrice automatique
. Œsophage est le tube musculeux qui relie le pharynx au cardia de l’estomac
. Fonctions : faire parvenir les aliments vers estomac et éviter le reflux gastro-oesophagien (RGO)
. Sphincter supérieur (SSO) et inférieur (SIO)– corps de l’œsophage
La motricité gastrique
L’estomac prépare les ingestas à leur prise en charge au niveau de l’intestin.
Activité motrice très importante : brassage contenu gastrique pour produire forme plus liquide « le chyme).
Evacuation progressive vers le duodénum à travers le canal pylorique (vidange gastrique).
. L’estomac se décompose en deux unités fonctionnelles : estomac proximal (rôle de réservoir) et la partie distale (broyage, mélange, délivre le contenu vers le duodénum).
. L’estomac proximal est responsable du tonus de base et l’estomac distal de la distension gastrique.
. Le pylore règle la vidange gastrique (3 à 5 heures), la vidange est de petit volume.
. De nombreux facteur peuvent ralentir la vidange : ph, graisse, stress
Contrôle de la motricité gastrique : nerveux et hormonale
La muqueuse gastrique présente des invaginations (ou cryptes) qui se prolongent jusqu’aux glandes gastriques sécrétrices du suc gastrique. La musculeuse de la paroi de l’estomac contient une troisième couche de muscle lisse (la couche oblique) qui contribue au pétrissage du bol alimentaire
La motricité du grêle
Le grêle assure 3 fonctions :
. Mélanger les aliments avec les enzymes – faciliter le contact entre la chyme et les muqueuses propulser le contenu dans le sens oral – aboral
. Contraction segmentaire (mouvement de brassage) et péristaltique (mouvement de propulsion)
. Activités contractiles : ondes toniques et phasiques
. L’activité motrice de l’intestin grêle se poursuit de manière permanent et organisée
La motricité colique
. Le colon droit et gauche ont un rôle de propagation lente et de stockage. Le colon transverse à un rôle de transit.
. Le colon assure le mélange du contenu colique pour favoriser la digestion et l’absorption et assure une activité propulsive dans le sens anal. Il assure le contrôle des fèces entre les défécations
L’appareil musculaire ano-rectal
. Sphincter anal interne : fibres musculaires lisses
. Sphincter anal externe : fibres musculaires striées
. Contraction tonique interne (involontaire) et externe (volontaire)
. Sensibilité recto-anale : perception de la sensation de besoin, discrimination entre gaz, matière liquide ou solide.
Mécanismes de la défécation
. Passage des matières fécales du sigmoïde vers l’ampoule rectale
. Distension de l’ampoule rectale
. Réflexe : inhibition sphincter interne, contraction sphincter externe.
. Défécation
Sécrétions digestives
Sécrétion salivaire
3 paires de glandes : parotides, sous maxillaires, sublinguales
Débit salivaire permanent mais débit variable
Composition : eau, electrolytes, enzymes
Possèdent plusieurs rôles :
. Digestion des glucides par l’amylase
. Rôle antimicrobien, lubrification, neutralisation des acides grâce aux bicarbonates
Sécrétion gastrique
Fonction transformation du bol alimentaire en chyme (digestion chimique et enzymatique)
Muqueuse gastrique se prolongent jusqu’au glandes gastriques sécrétrice du suc gastrique.
Le suc gastrique est un liquide incolore, acide, 1 à 1,5 litres par jour.
Fonction endocrine de l’estomac : production d’hormones libérés dans le sang par l’estomac (gastrine)
Les enzymes : la pepsine (coupe les chaines peptidiques)
Le facteur intrinsèque de Castle : permet l’absorption de la vitamine B12 facteur extrinsèque de hématopoïèse (synthèse des globules rouges).
Le mucus : gel adhérent à la surface de l’épithélium, joue un rôle dans la protection chimique et physique de l’épithélium gastrique contre l’agression acide. La synthèse et la sécrétion de mucus sont stimulés par la prise alimentaire.
Sécrétion pancréatique
Fonction exocrine : suc pancréatique : 1à 2 L par jour / protéines enzymatiques
Les enzimes pancréatiques : Lipolytiques – glycolytique – protéolytique – nucléolytique
Actions digestive :
. Neutralisation de l’acidité du chyme gastrique par les ions HCO-3
. Hydrolyse des peptides, sucres, lipides
. Lypas pancréatique : digestion de 90% des lipides ingérés
. Enzymes proteolytique ; digestion de 50% des protéines ingérés
. Amylase pancréatique : digestion de l’amidon
. Contrôle de la sécréation pancréatique exocrine par le controle nerveux et hormonal
Le foie et le système biliaire
Organe le plus volumineux de l’organisme 1.5 kg, le foie occupe plusieurs rôles métaboliques majeur :
. Rôle de synthèse : protéines, glucides, lipides, urée
. Rôle de sécrétion et d’excrétion : la bile
. Rôle de bio-transformation et élimination des déchets, des médicaments et toxines exogènes
. Rôle vasculaire : réservoir sanguin, formation de la lymphe, défense immunitaire
Fonction du foie : Rôle métabolique – détoxication – formation de la bile
. Unité fonctionnelle : Hépatocyte (60% de la population cellulaire) – sinusoide – canalicule
. Constituant de la bile : 0,5 à 0,7 l par jour – liquide jaude isotonique – 97% d’eau –
. Les sels biliaires : solubilise les lipides afin de permettre leur digestion et absorption intestinale
Les phospholipides : 20% des lipides biliaires, synthétisés par les hépatocytes
Le cholestérol : 10% des lipides biliaires, sursaturation de la bile en cholestérol
Excrétion biliaire
Les voies biliaires extra-hépatique
Bile hépatique >> canaux hépatique >> canal cholédoque >> canal cystique (sécrétion de mucus) >> vésicule biliaire
La bile est sécrété en permanence mais excrété de façon discontinue au niveau duodénal
. A jeun : sphincter d’Oddi fermé
. Lors de la prise d’un repas : ouverture du sphincter (contraction, péristaltisme)
. Contrôle hormonal : gastrine (ouverture sphincter) // sécrétine (fermeture)
Rôle digestif de la bile :
. Sécrétion HCO-3 : neutralisation du chyme acide
. Sécrétion des sels biliaires
. Principale voie d’élimination du cholestérol
Absorption intestinale
Intestin Grele
5 mètres de long – 250 m2 de surface d’échange. Son unité absorbante : la villosité intestinale. Cellules à mucus – cellules à plateau striée – Enterocyte (cellule absorbante) – réseau capillaire (circulation sanguine, veinule, artériole) – circulation lymphatique
. Les sucres : seules les monosaccarides sont absorbable (glucose, galactose, fructose)
. 60% de l’absorption au niveau duodénal
. Absorption par des transporteurs spécifiques dépendant du Na+
. Partie non absorption dégradée par la flore colique (fermentation >> gaz intestinaux)
Le colon
. Réabsorption massive de H2O et de Na+
. Fermentation des sucres non absorbés
. Production d’ammoniac
. Contenu colique riche en fibre








